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7 juin 2012
C’est avec déception que l’équipe de Corinne Narassiguin, la candidate de gauche, a découvert hier que Frédéric Lefebvre essayait d’esquiver le débat d’entre-deux tours proposé par French Morning-FIAF, France 24 et Les Échos, le 11 juin 2012.
« Nous avons vu que son agenda du 11 juin 2012 était plein, ne laissant aucune place au débat organisé par French Morning. Nous avons contacté le journal, leur demandant où en étaient les négociations avec l’équipe du candidat UMP, qui était le grand absent du débat du premier tour. C’est à ce moment là que le rédacteur en chef du journal, Emmanuel Saint-Martin, a lui aussi découvert l’agenda du candidat de la majorité sortante, alors même que des discussions étaient en cours entre le journal et l’équipe de M. Lefebvre ».
Plus tôt dans la journée du 6 juin, des rumeurs ont circulé sur un possible débat, à Montréal, entre les deux candidats qualifiés pour le second tour, ce que l’équipe de Corinne Narassiguin dément. « Nous n’avons eu aucun contact avec l’équipe de Monsieur Lefebvre. Il est d’ailleurs hors de question qu’il nous dicte notre agenda au regard de son faible score au premier tour de ces législatives » a réagi Sylvain Bruni, le directeur de campagne de la candidate PS-EÉLV.
Une découverte d’autant plus surprenante que Frédéric Lefebvre avait utilisé tous les réseaux de communication que lui donne son statut d’ancien Secrétaire d’État pour dire « vouloir un débat avec la candidate socialiste ».
Selon Le Monde.fr du 06/04[1], Frédéric Lefebvre semblait pourtant souhaiter ardemment débattre avec Corinne Narassiguin. Cette nouvelle rodomontade, hélas, ne surprend plus l’entourage de la candidate : «Il nous aura tout fait : écrire sur les bulletins de vote qu’il était «ancien ministre», alors qu’il n’a été que Secrétaire d’État, se présenter comme «député élu», alors qu’il n’était que suppléant de M. Santini dont l’appel au gouvernement en 2009 lui a permis d’entrer à l’Assemblée. M. Lefebvre a ensuite tenté de lancer une vaine polémique sur les débats d’entre deux tours (l’UMP étant coutumier du fait, avec le succès que l’on connaît) pour finalement l’esquiver à nouveau ».
Constante dans ses engagements, Corinne Narassiguin confirme sa réponse positive à l’invitation de French Morning, France 24 et Les Échos pour répondre aux questions des journalistes et des citoyens, quel que soit l’emploi du temps de son challenger.

